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Traverser le tunnel sous la Manche à moto : nos conseils

18 mai 2026

Traverser la Manche avec sa fidèle monture est une étape mythique pour tout motard épris de liberté. Le tunnel sous la Manche représente la solution la plus efficace pour rejoindre les routes britanniques sans perdre une miette de plaisir. Entre l’excitation du départ et la perspective de rouler sur des routes somptueuses, ce trajet demande une certaine préparation pour que tout se passe pour le mieux.

Quels documents devez-vous emporter depuis la mise en place du Brexit ? Comment stabiliser votre moto à bord de la navette pour éviter toute chute ? Est-il possible de dénicher des billets à prix réduit ? Vous trouverez toutes les réponses à ces interrogations dans la suite de ce guide complet afin de réussir votre passage vers l’Angleterre en toute sérénité.

À retenir

  • Le tunnel offre un trajet rapide et des départs fréquents pour une souplesse totale durant votre voyage.
  • Une préparation rigoureuse de vos papiers et une vérification de la mécanique de votre moto garantissent un passage fluide.
  • La sécurité à bord passe par un placement précis de la béquille et l’usage de cales fournies par le personnel.

Pourquoi choisir le tunnel sous la Manche en moto pour votre voyage ?

Vous préparez une virée au Royaume-Uni et votre fidèle monture fait partie du voyage ? Excellente idée ! La question se pose alors : comment traverser la Manche ? Si le ferry possède un certain charme romantique, le tunnel, lui, joue dans une autre catégorie. C’est une solution moderne, ultra-rapide et souvent plus simple qu’on ne le pense. Alors, prêt à découvrir pourquoi tant de motards l’adoptent ? En avant !

Une économie réelle sur le prix de la traversée

Parlons argent, car c’est souvent le nerf de la guerre. Le débat entre ferry ou tunnel se joue aussi sur le portefeuille. Sur ce point, le shuttle tire son épingle du jeu, surtout pour nous, les motards. La tarification calcule le prix par véhicule, et non par personne. Que vous soyez seul ou avec un passager, le prix reste le même. Cela représente déjà une belle économie par rapport au ferry qui facture souvent par tête.

Quand on compare directement le coût de la traversée, on remarque vite que le tarif moto est très compétitif. Il est bien inférieur à celui d’une voiture, ce qui est logique. Pour optimiser encore plus votre budget, je vous conseille de prendre un billet aller-retour. Cela vous garantit non seulement un meilleur prix global, mais aussi une tranquillité d’esprit pour le retour. N’oubliez pas que les prix évoluent en fonction de la demande, donc une réservation maline fait toute la différence.

Au final, le choix entre ferry ou tunnel dépend de vos priorités. Si vous cherchez à maîtriser le coût de la traversée sans sacrifier le confort et la simplicité, le tunnel devient une évidence. C’est, à mon sens, le moyen idéal pour débuter une aventure britannique sans se ruiner. Lorsque l’on veut voyager en moto et profiter de chaque instant, chaque euro économisé sur le transport se transforme en plaisir supplémentaire sur la route. Un billet aller-retour judicieusement acheté et le voyage commence déjà bien.

La rapidité imbattable du trajet sous la mer

Le temps, c’est de la route en plus ! Et sur ce terrain, le tunnel sous la Manche est absolument sans concurrence. Imaginez : vous arrivez au terminal, vous embarquez, et hop, la traversée ne dure que 35 minutes. C’est à peine le temps de retirer son casque, de s’étirer un peu et de discuter avec son voisin de wagon. Pendant ce temps, le ferry serait encore à quai ou manœuvrerait pour sortir du port.

Cette incroyable efficacité fait du Eurotunnel Le Shuttle l’option plus rapide par excellence. Pour un motard pressé d’attaquer les routes sinueuses du Kent, cette rapidité change tout. On ne perd pas une demi-journée dans les transports. On arrive frais et dispos, prêt à enchaîner les kilomètres. La traversée éclair avec une durée de 35 minutes transforme ce qui pourrait être une contrainte logistique en une simple formalité.

Si vous planifiez un road trip, chaque heure compte. Choisir l’option plus rapide, c’est s’offrir plus de temps pour l’exploration et moins de temps en transit. Le trajet est si court que l’on n’a même pas le temps de s’ennuyer. À peine entré dans le wagon, vous sentez une légère accélération, puis le voyage commence. Trente-cinq minutes plus tard, les portes s’ouvrent sur un nouveau pays. Pour moi, c’est un avantage décisif.

La souplesse des horaires avec des départs fréquents

Un autre atout majeur du tunnel est sa flexibilité. Les navettes LeShuttle circulent avec une fréquence impressionnante, jusqu’à quatre départs par heure en période de pointe. Cette abondance de créneaux vous offre une liberté que le ferry ne peut égaler. Fini le stress d’arriver pile à l’heure pour ne pas rater le seul départ de la matinée. Ici, si vous manquez une navette, la suivante n’est jamais bien loin.

Cette souplesse est particulièrement appréciable lorsqu’on organise une traversée en moto. On sait tous que les imprévus font partie de l’aventure : un détour sympa, une pause-café qui s’éternise… Avec le shuttle, vous arrivez au terminal de Calais quand vous êtes prêt. Vous prenez un billet, et même si vous avez un peu de retard sur votre réservation, le personnel trouve souvent une place pour vous dans un train proche, sans drame ni surcoût majeur, selon votre type de billet.

Que vous partiez du terminal de Calais ou que vous reveniez via le terminal de Folkestone, le système reste le même. La fluidité est constante. Même avec un simple billet aller-retour standard, cette cadence élevée de départs rassure. Vous pouvez véritablement voyager en moto à votre rythme, sans que le passage de la Manche ne devienne une contrainte rigide dans votre planning. Et ça, ça n’a pas de prix.

Les préparatifs indispensables avant de rejoindre le terminal

L’aventure britannique commence bien avant de mettre les roues dans la navette. Depuis le Brexit, une bonne préparation est la clé d’un passage sans encombre. Papiers, machine, bagages : passons en revue les points essentiels pour que votre arrivée au terminal soit une simple formalité et non le début des ennuis. Un motard averti en vaut deux !

Documents obligatoires et formalités douanières post-Brexit

Depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les règles ont changé. La simple carte d’identité ne suffit plus. Vous devez impérativement vous munir d’un passeport biométrique valide, et ce, pour toute la durée de votre séjour. Assurez-vous qu’il ne va pas expirer pendant votre voyage, car cela pourrait vous causer de sérieux soucis. Les autorités britanniques sont très strictes sur ce point.

En plus de votre identité, vous devez prouver que la moto est bien la vôtre. Pour cela, la carte grise originale du véhicule est indispensable. Ne partez pas avec une simple photocopie, car elle vous sera refusée. Les contrôles frontaliers sont devenus plus méthodiques. Pensez aussi à votre permis de conduire, évidemment, et à la carte verte de votre assurance. Vérifiez que votre contrat couvre bien le pays ; une assurance pour le Royaume-Uni spécifique est parfois nécessaire si votre police de base ne l’inclut pas.

Le passage en douane inclut désormais ces vérifications systématiques. L’agent vérifiera votre passeport biométrique valide et jettera un œil à la carte grise originale. Gardez tous ces documents à portée de main dans une pochette étanche. Cela vous évitera de devoir vider une sacoche sous la pluie devant un douanier impatient. Une bonne organisation facilite grandement les choses.

Le cas spécifique de l’autorisation de voyage ETA

Attention, une nouveauté de taille se profile à l’horizon ! Le Royaume-Uni déploie progressivement un système d’autorisation de voyage électronique, baptisé ETA (Electronic Travel Authorisation). Pour le moment, seuls les ressortissants de quelques pays du Golfe y sont soumis, mais le dispositif va s’étendre à tous les visiteurs exemptés de visa, y compris les citoyens européens, d’ici la fin de l’année 2024.

Concrètement, cela signifie que bientôt, une autorisation ETA obligatoire sera requise avant même de vous présenter à la frontière. La demande se fera en ligne, via une application ou un site web dédié, et coûtera une dizaine de livres sterling. Cette autorisation sera ensuite liée électroniquement à votre passeport et valable pour plusieurs entrées sur une durée de deux ans. Il faudra absolument anticiper cette démarche avant de prendre la route avec votre moto au Royaume-Uni.

Le but de ce système est de renforcer les contrôles frontaliers en amont. Le passage en douane sera donc conditionné à l’obtention de ce précieux sésame numérique. Ne prenez pas cette formalité à la légère. Le jour où l’autorisation ETA obligatoire entrera en vigueur pour les Français, ne pas l’avoir signifiera un refus d’embarquement pur et simple. Renseignez-vous sur le site officiel du gouvernement britannique avant votre départ pour connaître le calendrier exact de mise en application. L’oubli de cette autorisation ETA obligatoire pourrait ruiner votre voyage.

Vérification mécanique et gestion des bagages encombrants

Votre moto est votre compagne de route, elle mérite toute votre attention avant le grand départ. Une petite révision s’impose : vérifiez la pression et l’usure de vos pneus, les niveaux d’huile et de liquide de refroidissement, le bon fonctionnement de vos freins et de vos feux. Une panne en plein road trip anglais, c’est vraiment la tuile qu’on veut éviter !

Un point spécifique à la conduite au Royaume-Uni concerne vos phares. Comme vous roulerez à gauche, le faisceau de votre phare européen risque d’éblouir les conducteurs qui arrivent en face. Pour éviter cela, vous devez vous procurer des déflecteurs de phares. Ce sont de petits autocollants qui modifient l’orientation du faisceau. C’est un équipement peu coûteux mais obligatoire. Ne l’oubliez pas.

Côté logistique, la gestion des sacoches et bagages est primordiale. Répartissez bien le poids pour ne pas déséquilibrer la moto. Assurez-vous que tout est solidement arrimé. Une sangle qui se détache sur l’autoroute peut avoir des conséquences désastreuses. Si vous roulez avec des motos électriques, vérifiez l’autonomie et planifiez vos points de recharge. Enfin, n’oubliez pas de glisser la carte grise originale et votre attestation d’assurance pour le Royaume-Uni dans un endroit sûr et accessible. Ces quelques précautions, comme l’achat des déflecteurs de phares, vous garantiront un voyage serein.

Le déroulement de la traversée du tunnel sous la Manche en moto

Les préparatifs sont terminés, les papiers sont en règle, la moto ronronne. Il est temps de se diriger vers le point de départ de votre aventure anglaise : le terminal Eurotunnel. Comment ça se passe, concrètement ? De l’enregistrement à la sortie du train, suivez le guide pour une traversée sans le moindre stress.

Arrivée au terminal et enregistrement fluide

L’arrivée au terminal de Calais est d’une simplicité déconcertante. Suivez simplement les panneaux « Tunnel sous la Manche ». Une fois sur le site, des voies sont dédiées aux différents types de véhicules. Suivez celles avec le pictogramme de la moto. Vous arriverez alors devant des bornes d’enregistrement automatiques. C’est ici que les procédures d’enregistrement commencent.

Si vous avez réservé à l’avance, il vous suffit de scanner le QR code de votre réservation ou de taper la référence. Si votre billet aller-retour est lié à votre plaque d’immatriculation, la borne peut même vous reconnaître automatiquement ! La machine vous délivre alors un cintre à accrocher à votre guidon. Il indique la lettre de votre wagon d’embarquement. L’opération prend moins de deux minutes. C’est bien plus rapide qu’un comptoir d’aéroport.

Une fois cette étape franchie, vous pouvez vous diriger vers la zone d’attente avant l’embarquement. Le terminal de Calais propose des boutiques, des cafés et des toilettes. C’est le moment idéal pour une dernière pause. Les procédures d’enregistrement pour l’Eurotunnel Le Shuttle sont vraiment pensées pour être rapides. Gardez simplement votre cintre d’embarquement bien visible, car les agents des navettes LeShuttle l’utiliseront pour vous guider.

Passage des contrôles de sécurité et de police

Après l’enregistrement, vous avancez vers la zone des contrôles. C’est le moment le plus « formel » du processus, mais tout est très bien organisé. Vous présenterez d’abord vos documents aux autorités françaises, puis quelques mètres plus loin, aux autorités britanniques. Oui, vous passez la frontière anglaise sur le sol français !

Les contrôles frontaliers post-Brexit sont donc effectués avant même d’entrer dans le tunnel sous la Manche. Préparez votre passeport biométrique valide et tenez-vous prêt à répondre à quelques questions classiques du type : « Où allez-vous ? » ou « Combien de temps restez-vous ? ». Les agents ont l’habitude des motards et sont généralement cordiaux. C’est là aussi qu’on peut vous demander la carte grise originale de la moto.

Le passage en douane se fait dans la foulée. Il peut y avoir des contrôles aléatoires de vos bagages, mais c’est assez rare pour les motos. Une fois ces formalités accomplies, vous êtes officiellement « sorti » de l’espace Schengen et « entré » au Royaume-Uni. Le reste du parcours jusqu’au wagon est une simple promenade. L’ensemble des procédures d’enregistrement et de contrôle prend rarement plus de trente minutes si vous arrivez en dehors des pics de vacances.

Embarquement et astuces pour stabiliser votre machine

Le grand moment approche ! Les panneaux lumineux vous indiquent quand votre lettre d’embarquement est appelée. Vous suivez alors un parcours fléché qui vous mène directement aux portes du wagon. Les motards embarquent généralement en premier ou en dernier, dans des wagons spécifiques à double étage. On vous dirigera vers l’étage supérieur ou inférieur. Roulez doucement et prudemment.

À l’intérieur, le personnel vous guide pour le placement. La règle d’or est le stationnement en diagonale. Vous placez votre moto en biais, la roue avant tournée vers le « trottoir » du wagon. Cela permet de caler la moto et d’éviter qu’elle ne roule. Ensuite, vous mettez la moto sur sa béquille latérale et vous enclenchez la première vitesse. C’est la base d’une bonne stabilisation.

Pour une sécurité maximale, le personnel de bord vient vous aider. Ils installent des sangles de sécurité pour arrimer votre moto. C’est une procédure très rassurante, surtout si vous avez beaucoup de sacoches et bagages. N’hésitez pas à demander un coup de main si vous n’êtes pas sûr de vous. Une fois la moto bien calée avec le stationnement en diagonale et les sangles de sécurité, votre traversée en moto peut commencer en toute quiétude.

Vie à bord du wagon pendant les trente-cinq minutes

Une fois votre moto sécurisée, c’est le moment de vous détendre. La durée de 35 minutes de la traversée passe très vite. Vous pouvez rester à côté de votre moto dans le wagon. C’est l’un des grands avantages du shuttle par rapport à certains ferrys où il faut quitter le garage. Vous gardez un œil sur vos affaires et votre précieuse machine. C’est très rassurant.

Le confort dans le wagon est simple, mais fonctionnel. Les wagons sont éclairés, ventilés et pressurisés. Le conducteur et le passager peuvent se dégourdir les jambes, retirer leur équipement lourd et même grignoter un encas que vous auriez préparé. Il y a des toilettes à disposition dans chaque rame, accessibles via les portes de communication entre les wagons. Pensez à repérer leur emplacement avant le départ.

Les navettes LeShuttle sont conçues pour être efficaces, pas pour être des bateaux de croisière. L’ambiance est calme. Profitez-en pour planifier votre itinéraire à l’arrivée ou simplement pour savourer ce petit moment de pause. Avant même que vous n’ayez eu le temps de vous lasser, une annonce vous prévient de l’arrivée imminente. Le tunnel sous la Manche offre une expérience de transit unique, une petite bulle hors du temps sous la mer.

Sécurité et règles d’or une fois dans la navette

Vous êtes à bord, le train s’ébranle doucement. La sécurité est la priorité absolue dans le tunnel. Pour que votre traversée soit aussi sûre qu’elle est rapide, quelques règles simples mais essentielles doivent être respectées. Voici ce que vous devez savoir pour vous et votre moto.

Le positionnement de la béquille et la vitesse enclenchée

C’est LA règle de base pour tout motard dans la navette. Une fois que vous avez effectué votre stationnement en diagonale, coupez le contact. La première chose à faire est de mettre votre moto sur la béquille, et toujours la béquille latérale. N’utilisez jamais la béquille centrale. Elle offre une base moins stable et la moto risquerait de basculer en cas de freinage ou d’accélération un peu brusque du train.

Ensuite, l’étape cruciale : laissez la première vitesse enclenchée. Cela bloque la roue arrière et agit comme un frein de parking naturel. C’est un réflexe simple qui empêche la moto d’avancer ou de reculer. Cette double sécurité est indispensable pour l’immobilisation. Le personnel de bord y veille, mais c’est votre responsabilité de le faire correctement.

L’ensemble « sur la béquille latérale » et « première vitesse enclenchée » forme un duo gagnant. Couplé aux sangles de sécurité que le personnel peut ajouter, votre moto ne bougera pas d’un centimètre. Vous pouvez alors quitter votre selle l’esprit tranquille. Même si les secousses sont minimes dans le wagon, ces précautions garantissent que tout reste en place de Calais à Folkestone.

Interdiction des carburants alternatifs et GPL

C’est un point de sécurité non négociable. Pour des raisons évidentes liées au confinement dans le tunnel, certains types de carburants sont strictement interdits. Le plus connu est le GPL. Les véhicules au GPL, qu’ils soient des voitures ou des motos (bien que ce soit rare), sont refusés à l’embarquement. La règle est claire et sans exception.

Cette interdiction s’applique également à d’autres gaz inflammables comme le gaz naturel comprimé (GNC) ou l’hydrogène. Si votre véhicule fonctionne avec l’un de ces carburants, vous devrez opter pour le ferry. L’interdiction des véhicules au GPL est l’une des règles de sécurité les plus importantes de l’Eurotunnel. Ne tentez pas de passer outre, vous seriez refoulé. Les motos électriques, en revanche, sont les bienvenues.

Bonne nouvelle pour les motards « branchés » : les motos électriques sont tout à fait autorisées à bord. Leur technologie de batterie ne présente pas les mêmes risques que les réservoirs de gaz sous pression. C’est une information importante pour ceux qui ont déjà fait la transition vers l’électrique. La traversée en moto est donc ouverte à presque tous, sauf aux rares véhicules au GPL.

Consignes de sécurité pour les motards et leurs passagers

Une fois la moto calée, quelques consignes s’appliquent à vous, le pilote, mais aussi à votre éventuel passager. Pendant toute la durée de 35 minutes de la traversée, le conducteur et le passager doivent rester dans le même wagon que leur véhicule. Il est interdit de circuler dans l’ensemble de la rame pour des raisons de sécurité.

Il est également demandé de ne pas fumer, bien sûr, et de couper l’alarme de votre moto si elle en est équipée. Une alarme qui se déclenche dans l’environnement métallique du wagon peut être assourdissante et stressante pour tout le monde. Pensez à le faire juste après avoir mis la moto sur la béquille et enclenché la première vitesse enclenchée.

Enfin, écoutez attentivement les annonces diffusées dans le wagon. Elles vous donneront des informations sur le déroulement du voyage et les consignes à suivre à l’approche de l’arrivée. Le conducteur et le passager doivent se tenir prêts à remonter en selle quelques minutes avant l’ouverture des portes. Restez calme, profitez de cette courte pause avant de reprendre la route.

Arrivée en Angleterre et premiers tours de roues à gauche

Les portes du wagon s’ouvrent, la lumière du jour inonde la rame. Bienvenue au Royaume-Uni ! La partie la plus rapide du voyage est terminée, mais une nouvelle aventure commence : la conduite à gauche. Pas de panique, avec un peu de concentration, l’adaptation est plus rapide qu’on ne le croit.

Sortie du train et transition vers la conduite britannique

La sortie de la navette au terminal de Folkestone est aussi simple que l’embarquement. Les portes s’ouvrent, vous remettez le contact, et vous suivez le flot de véhicules. Il n’y a pas de nouveaux contrôles à l’arrivée, puisque tout a été fait à Calais. Vous êtes directement projeté sur le réseau routier britannique. C’est là que les choses sérieuses commencent.

Dès les premiers mètres, des panneaux et des marquages au sol vous rappellent de « Drive on the left ». Le réflexe initial est de vouloir se rabattre à droite, combattez-le ! Le meilleur conseil que je puisse vous donner est de suivre le véhicule devant vous. La sortie du terminal de Folkestone est conçue pour canaliser le trafic et vous forcer à prendre le bon côté de la route. La conduite à gauche demande une concentration de tous les instants au début.

Une fois sur les routes britanniques, votre cerveau va devoir s’adapter. Changer de vitesse avec la main gauche et freiner avec la droite reste pareil, heureusement ! Mais votre positionnement sur la chaussée est inversé. Pour prendre possession de votre moto au Royaume-Uni dans les meilleures conditions, roulez tranquillement les premiers kilomètres et donnez-vous le temps de vous acclimater au réseau routier local.

Adaptation rapide aux limitations de vitesse en miles par heure

Le deuxième choc culturel après la conduite à gauche est le système de mesure. Au Royaume-Uni, tout est en miles et miles par heure (mph). Oubliez vos repères en km/h. La plupart des compteurs de moto modernes ont un double affichage, mais si ce n’est pas votre cas, il va falloir faire un peu de calcul mental ou coller une petite fiche de conversion sur votre tableau de bord.

Pour vous donner une idée : 30 mph équivalent à environ 48 km/h (la limite en ville), 60 mph à 97 km/h (sur les routes nationales) et 70 mph à 113 km/h (sur les autoroutes). Respectez scrupuleusement ces limites de vitesse en mph. Les contrôles sont fréquents et les amendes peuvent être salées. Adapter sa vitesse en mph est aussi important que de bien se positionner sur le réseau routier.

Les ronds-points sont un autre défi. Non seulement vous devez les aborder par la gauche, mais vous devez céder la priorité à ceux qui viennent de votre droite. Prenez votre temps, regardez bien et engagez-vous prudemment. Après quelques ronds-points, le mécanisme devient plus naturel. C’est une part essentielle de l’adaptation au réseau routier britannique.

Les équipements obligatoires sur le sol anglais

Au-delà de l’adaptation de votre conduite, quelques équipements sont nécessaires. Nous l’avons évoqué plus tôt, mais c’est le moment de le rappeler : les déflecteurs de phares sont obligatoires. Sans eux, vous éblouissez les autres usagers et vous êtes en infraction. C’est un petit équipement qui vous évite de gros ennuis.

Votre assurance pour le Royaume-Uni doit être valide. Gardez la carte verte avec vous. En cas de contrôle ou d’accident, c’est le premier document que l’on vous demandera après votre permis. Assurez-vous d’avoir également un gilet haute visibilité et un triangle de pré-signalisation, même s’ils ne sont pas strictement obligatoires pour les motos, c’est une sage précaution sur les routes britanniques.

Finalement, rouler avec sa moto au Royaume-Uni est une expérience fantastique. La clé est la préparation. Une fois que vous maîtrisez la conduite à gauche, que vous vous habituez aux ronds-points et que votre machine est en règle, les magnifiques routes britanniques s’offrent à vous. Le plus dur est fait, place au plaisir !

Astuces pour obtenir le meilleur tarif Eurotunnel

Vous êtes convaincu par les avantages du shuttle ? Parfait ! Maintenant, comment faire pour que cette traversée rapide et pratique soit aussi douce que possible pour votre portefeuille ? Il existe plusieurs astuces pour dénicher les meilleurs prix. Suivez ces conseils pour optimiser votre budget.

L’importance de la réservation anticipée sur internet

C’est le conseil numéro un, le plus simple et le plus efficace : réservez à l’avance ! Les tarifs de l’Eurotunnel Le Shuttle fonctionnent comme ceux des compagnies aériennes. Plus vous attendez, plus la demande augmente, et plus les prix grimpent. En vous y prenant plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant votre départ, vous pouvez réaliser des économies substantielles.

Le site internet officiel est votre meilleur allié. Il vous permet de comparer les dates, les horaires et de visualiser l’évolution des prix. Voyager en moto vous donne déjà un avantage sur le tarif, mais l’anticipation est ce qui fait la plus grande différence sur le coût de la traversée. Planifier votre voyage et réserver à l’avance est la garantie d’un tarif maîtrisé. N’attendez pas la dernière minute.

En réservant tôt, vous aurez aussi plus de choix dans les horaires. Cela vous permet de sélectionner les créneaux les moins chers, souvent en dehors des heures de pointe. Pour moi, c’est le moyen idéal de commencer son périple. Un bon tarif moto obtenu grâce à une réservation maline, c’est le premier succès de votre voyage.

Choisir les heures creuses pour baisser la facture

Si vos dates de voyage sont flexibles, jouez avec les horaires. Les traversées en pleine journée, le week-end ou au début des vacances scolaires sont toujours les plus chères. Le coût de la traversée peut varier du simple au double en fonction du créneau choisi. C’est une règle d’or pour tout type de transport.

Pour obtenir un excellent tarif moto, visez les départs tard le soir ou très tôt le matin en semaine. Ces horaires sont moins demandés et donc beaucoup plus abordables. Pour un road trip, partir à 6h du matin du terminal de Calais ou revenir à 23h du terminal de Folkestone peut vous faire économiser une somme non négligeable. C’est un petit sacrifice de confort pour un grand bénéfice financier.

L’idée est d’éviter les flux de « commuters » et de vacanciers. Réserver à l’avance vous donne la visibilité sur ces créneaux avantageux. Un départ en milieu de semaine, en dehors des pics, sera toujours plus économique. Pour un long road trip, cette économie peut représenter le budget de plusieurs pleins d’essence ou de quelques bonnes nuits en B&B. Pensez-y !

L’option Flexiplus pour éviter le stress de l’horaire fixe

Pour certains motards, la liberté n’a pas de prix. Si vous détestez être contraint par un horaire fixe et que votre budget le permet, l’option Flexiplus est faite pour vous. Le billet Flexiplus est le summum de la flexibilité. Vous pouvez vous présenter au terminal à n’importe quelle heure le jour de votre voyage et embarquer sur la prochaine navette disponible.

En plus de cette liberté totale, le billet Flexiplus vous donne accès à une file d’enregistrement dédiée, ce qui accélère encore les procédures d’enregistrement. Vous bénéficiez également d’un salon privé avec boissons et en-cas gratuits, et d’un embarquement prioritaire. C’est l’option « premium » qui transforme la traversée en une expérience totalement dénuée de stress. C’est l’option plus rapide sous tous ses aspects.

Bien sûr, ce confort a un coût. Le billet Flexiplus est nettement plus cher qu’un billet standard. Il ne s’adresse pas à ceux qui cherchent à tout prix à économiser. Cependant, pour un road trip où l’imprévu est roi, ou si le conducteur et le passager veulent s’offrir un petit luxe, c’est une solution à considérer. Même s’il faut réserver à l’avance pour l’obtenir, il vous libère de toute contrainte horaire. C’est, pour certains profils de voyageurs, le moyen idéal de traverser la Manche.

FAQ

Est-il possible de traverser le tunnel sous la Manche en moto ?

Oui, les motards sont les bienvenus à bord des navettes Le Shuttle. Vous voyagez avec votre machine dans un wagon spacieux et sécurisé pour une traversée de seulement trente-cinq minutes.

Quel est le prix moyen pour un trajet en Eurotunnel ?

Les tarifs varient selon la période mais un billet aller-retour courte durée coûte environ soixante euros. Je vous conseille de réserver tôt pour obtenir les meilleurs prix du calendrier.

Comment se déroule le passage sous la Manche avec un deux-roues ?

Le processus est simple car vous restez près de votre véhicule durant tout le trajet. Les agents sécurisent votre roue avec des cales spécifiques pour éviter tout mouvement pendant le voyage sous la mer.

Pourquoi le tunnel A86 interdit-il les motos alors que l’Eurotunnel les accepte ?

Le tunnel de l’A86 possède un plafond très bas qui empêche une évacuation sécurisée des motocyclistes. À l’inverse, le tunnel sous la Manche offre des volumes vastes qui permettent une circulation d’air et de secours optimale.

Peut-on transporter de l’équipement supplémentaire sur la moto ?

Tout à fait, vos sacoches et vos valises latérales ne posent aucun problème lors de l’embarquement. Vérifiez simplement l’étanchéité de vos bagages avant le départ pour rouler l’esprit tranquille dès votre arrivée en Angleterre.

Louis Dufour | Co-founder de France FAP

Passionné d'automobile depuis que je suis tout petit, je passe mon temps dans les garages ! Je vous partage mes astuces autos/motos sur ce blog :)